Technologies

Frein carbone

 

Depuis leur introduction en 1986 par Messier-Bugatti sur Airbus A310, les freins carbone n'ont cessé de progresser sur le marché des avions de ligne. Ils constituent aujourd'hui la meilleure technologie pour le freinage aéronautique de haute performance, qui exige l'absorption d'une quantité d'énergie considérable.

Là où deux plaquettes de frein suffisent pour arrêter une voiture, un avion a besoin d'un empilement de disques frottant les uns sur les autres ; là où un frein de voiture se contente de métal, un avion requiert un matériau beaucoup plus résistant et performant. C'est ce qui a justifié l'introduction du

carbone.

Performance, gains de masse et endurance
Par rapport aux disques de freins en acier, qui équipaient les avions civils et militaires de la génération précédente, les disques en carbone présentent de multiples qualités, qui se traduisent en autant d'avantages.

Disques de carbone à Walton.jpg

Ils sont efficaces et performants : le composite carbone/carbone est parfaitement adapté à la friction et garde un niveau d'efficacité constant à chaud comme à froid, à faible comme à grande vitesse. Pour exemple, notre rein carbone destiné à l'Airbus A320 est capable d'arrêter l'équivalent de 75 Formules 1 ! Sa capacité d'absorption étant de deux à trois fois supérieure à celle de l'acier, on peut réaliser des économies substantielles de matière, qui se traduisent par des gains de masse.

Ils sont intrinsèquement plus légers (de l'ordre de quatre fois plus) : s'ajoutant à l'économie de matière, cela permet de réaliser de nouveaux gains de masse de plusieurs centaine de kilos sur avion, qui se traduisent in fine par de la charge marchande supplémentaire (passagers ou fret), ou du carburant en plus, donc de la distance franchissable supplémentaire.

Ils sont endurants et économiques : insensible aux chocs thermiques et à la fatigue mécanique, le carbone/carbone bat tous les records d'endurance, ce qui augmente la longévité des disques de freins et réduit d'autant leur période de renouvellement. L'endurance d'un frein carbone est 3 fois supérieure à celle du frein acier. Le résultat est un coût inférieur de chaque atterrissage, critère économique de choix pour les compagnies aériennes et donc, pour les avionneurs.

 

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